Temps d'écran par âge : ce que recommandent les pédiatres
Par Marina Mele · Revu le 3 novembre 2026

Ce guide rassemble ce que recommandent les organismes de pédiatrie et de santé d'Espagne, du reste de l'Europe et d'Amérique du Nord, ainsi que l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Ce sont des recommandations, pas un résumé des études sur les effets des écrans. Recommandations consultées le 18 octobre 2026. Comment nous avons fait ce guide →
En bref
Avant 2 ans, presque tous recommandent zéro écran. L'exception la plus fréquente est l'appel vidéo avec la famille.
De 2 à 6 ans, les avis divergent. Certains recommandent zéro écran avant 6 ans, d'autres avant 3 ans, et beaucoup acceptent jusqu'à une heure par jour. En Espagne, on trouve certaines des recommandations les plus strictes : l'Association espagnole de pédiatrie (AEP) recommande zéro écran avant 6 ans.
De 6 à 12 ans, ceux qui donnent un chiffre le situent entre moins d'une heure et deux heures par jour, et beaucoup n'en donnent aucun. Ils ne comptent pas tous la même chose : certains y ajoutent le temps passé devant un écran à l'école ou pour les devoirs, et d'autres ne comptent que le temps de loisir.
Sur la façon d'utiliser les écrans, les mêmes conseils reviennent : un adulte à côté, rien à table ni avant de dormir, et ne pas se servir de l'écran pour calmer les enfants quand ils sont agités ou en colère, ni pour les occuper quand ils s'ennuient. Si vous voulez seulement savoir quoi faire à la maison, passez directement à la partie « Les conseils qui reviennent ».
Ce que recommande l'Espagne
Vous vivez en France ? Ce guide a été écrit en Espagne, c'est pourquoi l'Espagne vient en premier. En France, le ministère de la Santé recommande zéro écran avant 3 ans (c'est la ligne « France » du graphique) et la Société française de pédiatrie, zéro écran avant 6 ans ; le détail se trouve dans la partie « Par âge ».
L'Association espagnole de pédiatrie (AEP) fait partie des organismes les plus stricts : zéro écran avant 6 ans, parce que, dit-elle, aucune durée n'est sûre.1 En Catalogne, la Société catalane de pédiatrie et le département de la Santé de Catalogne recommandent zéro écran avant 3 ans,79 tout comme le comité d'experts du gouvernement espagnol.13
La Catalogne apparaît à part parce que c'est la seule région d'Espagne où nous avons trouvé un protocole pour les pédiatres avec des durées par âge.
En Catalogne, la recommandation que vous trouverez au centre de santé (le CAP) est celle du département de la Santé de Catalogne : c'est le protocole qu'utilisent les pédiatres de premier recours, et il dit presque la même chose que la Société catalane de pédiatrie.9 Dans les encadrés ci-dessous et dans le graphique, c'est la ligne « Catalogne ».
Moins de 3 ans
- Les trois organismes Pas d'écran. Certains acceptent une exception : un court appel vidéo avec la famille, en présence d'un adulte.
De 3 à 6 ans
- AEP Pas d'écran (aucune durée n'est sûre). La seule exception est le contact bref avec la famille ou les amis, comme un appel vidéo, en présence d'un adulte.
- Catalogne Moins de 30 minutes par jour, seulement certains jours de la semaine, et toujours accompagnés. Le temps passé à apprendre compte aussi.
- Comité d'experts Déconseillé ; seulement de temps en temps, avec un adulte, pour garder le contact avec la famille.
De 6 à 12 ans
- AEP Moins d'une heure par jour, en comptant l'école et les devoirs.
- Catalogne D'abord moins d'une heure, puis une heure par jour au maximum. Le temps passé à apprendre compte aussi.
- Comité d'experts Limiter l'usage, avec un adulte. Les recommandations ne donnent pas de chiffre ; le tableau destiné aux consultations indique moins d'une heure.
D'où ça vient
AEP. Le communiqué de presse de décembre 2024 déconseille les écrans avant 6 ans, « considerándose que no existe un tiempo seguro » (en considérant qu'aucune durée n'est sûre),1 et l'article de l'AEP dans Anales de Pediatría le résume ainsi : « 0 a 6 años: Cero pantallas, no existe un tiempo seguro » (de 0 à 6 ans : zéro écran, aucune durée n'est sûre).5 L'exception est le contact social bref, avec des objectifs précis, « como contar un cuento o cantar una canción » (comme raconter une histoire ou chanter une chanson), selon l'infographie.2 De 7 à 12 ans, l'infographie dit « Menos de una hora (incluyendo el tiempo escolar y los deberes) » (moins d'une heure, en comptant le temps scolaire et les devoirs). Le titre du communiqué dit « entre los 6 y 12 » (entre 6 et 12 ans) ; les listes, « 7 a 12 » (de 7 à 12 ans) : l'enfant de 6 ans figure dans les deux. L'AEP l'a répété en 2025 avec cinq autres sociétés médicales, en ajoutant, cette fois aussi pour les moins de 6 ans, « incluyendo el tiempo escolar y los deberes » (en comptant le temps scolaire et les devoirs).3
Catalogne. La Société catalane de pédiatrie (janvier 2024) : de 0 à 3 ans, « No els faciliteu cap tipus de pantalla » (ne leur donnez aucun type d'écran) ; de 3 à 6 ans, « menys de 30 minuts diaris, alguns dies a la setmana » (moins de 30 minutes par jour, certains jours de la semaine) ; de 6 à 12 ans, « fins a 1 hora diària màxim » (une heure par jour au maximum). Elle dit qu'il faut réguler le temps « ja sigui amb finalitats d'oci o amb finalitats educatives » (que ce soit pour les loisirs ou pour apprendre), et que le temps recommandé « és un temps orientatiu » (est indicatif).78 Le protocole du département de la Santé de Catalogne (janvier 2025), celui qu'utilisent les pédiatres de premier recours, dit la même chose sur les âges et le temps, mais sur une page il utilise les tranches 0-3, 4-6 et 7-12 ans et sur une autre, 0-3, 3-6 et 6-12 ans.9
Comité d'experts du gouvernement espagnol. Le rapport du comité de 50 experts (décembre 2024), que le gouvernement a reçu mais qui n'est pas une norme : « No exponer a los niños y niñas de 0 a 3 años a los dispositivos digitales » (ne pas exposer les enfants de 0 à 3 ans aux appareils numériques), et les déconseiller de 3 à 6 ans, sauf un usage ponctuel et encadré pour garder le contact social ou familial. De 6 à 12 ans, limiter l'usage des appareils connectés à internet, avec un adulte et « con límites prefijados » (avec des limites fixées à l'avance), sans chiffre. Le tableau du même rapport destiné aux consultations donne d'autres chiffres et d'autres tranches (moins de 5 ans, « 0 minutos », 0 minute ; de 6 à 12 ans, moins d'une heure).13
D'autres documents disent des choses différentes : les infographies du ministère espagnol de la Santé (2023) recommandent de ne pas dépasser une heure d'écran à 2 ans, « y cuanto menos, mejor » (et moins, c'est mieux),14 et le Collège des médecins de Barcelone (2024), comme l'AEP, recommande zéro écran avant 6 ans.11 Le graphique montre les trois organismes présentés plus haut parce qu'il s'agit de la société de pédiatrie de toute l'Espagne, de la recommandation que vous trouverez dans les centres de santé en Catalogne et du rapport que le gouvernement a commandé.
Ce que veut dire « temps d'écran »
Avant de comparer les chiffres : tous ces organismes parlent des écrans en général (la télé, les jeux vidéo, la tablette, le téléphone, l'ordinateur), mais tous ne comptent pas le temps passé à l'école.
- CompteLa télé (dessins animés, films et séries), les jeux vidéo, la tablette, le téléphone et l'ordinateur.
- Ne compte pasLa musique et les histoires audio, parce qu'il n'y a pas d'écran.
- Selon les organismesL'école et les devoirs. L'AEP les ajoute, et la Société catalane de pédiatrie compte tout le temps passé à apprendre ; la Suède, l'OMS (à partir de 5 ans) et l'Académie américaine de pédiatrie (à partir de 6 ans) ne comptent que les loisirs. Et les appels vidéo avec la famille : pour les petits, beaucoup les acceptent comme exception.
Dans le graphique de la partie suivante, les âges pour lesquels le temps passé à apprendre compte aussi sont signalés par un petit cartable.
D'où ça vient
Les appareils. Ceux qui en donnent une liste y incluent tous les appareils à écran. C'est le cas du comité du gouvernement espagnol, qui définit le numérique comme « cualquier pantalla… televisión, tableta, teléfono inteligente, ordenador » (n'importe quel écran… télévision, tablette, smartphone, ordinateur),13 du Royaume-Uni,21 de l'Allemagne28 et de la Société canadienne de pédiatrie. Les autres parlent d'« écrans » en général. Aucun ne compte la musique ni les histoires audio. L'Allemagne est la seule à en parler : elle dit que ce ne sont pas des écrans et leur fixe une limite à part, de 30 minutes à une heure par jour selon l'âge.28
Le total de la journée. Seuls le Royaume-Uni (« total time », le temps total) et l'Allemagne (« zusammen », tout ensemble) disent que le chiffre est la somme de tous les écrans. La Société catalane de pédiatrie traite chaque appareil à part : de 6 à 12 ans, la console de jeux a sa propre heure, sans que la Société précise si celle-ci entre dans l'heure totale.7
L'école et les devoirs. L'AEP y ajoute expressément l'école et les devoirs (« incluyendo el tiempo escolar y los deberes », en comptant le temps scolaire et les devoirs),2 et la Société catalane de pédiatrie demande de réguler le temps « ja sigui amb finalitats d'oci o amb finalitats educatives » (que ce soit pour les loisirs ou pour apprendre), sans dire si l'école en fait partie.7 Ne comptent que les loisirs la Suède (« inte sådant som skolarbete », pas ce qui relève du travail scolaire),25 l'OMS pour les 5-17 ans16 et l'Académie américaine de pédiatrie à partir de 6 ans (« entertainment (not school-related) media », les médias de divertissement, sans lien avec l'école).37 Les directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures parlent de temps d'écran « recreational » (de loisir), sans dire ce qui en est exclu.36 Le département de la Santé de Catalogne, le comité d'experts du gouvernement espagnol, la France et l'Allemagne ne disent pas si l'école compte, et, pour l'usage à la maison, le Royaume-Uni et la Société canadienne de pédiatrie n'en excluent pas le temps passé à apprendre.
Les appels vidéo. Beaucoup les acceptent pour les petits : entre autres, l'AEP, la Société catalane de pédiatrie, le comité d'experts du gouvernement espagnol, le Canada, la Suède et le Royaume-Uni ; ce dernier les compte en outre dans le temps d'écran.
Autres différences. De 1 à 4 ans, l'OMS ne compte que l'écran « sédentaire » et passif : un jeu où l'enfant bouge n'entre pas dans le calcul.15 Et certains chiffres ne sont pas quotidiens : la Société catalane de pédiatrie dit « alguns dies a la setmana » (certains jours de la semaine) et l'Allemagne, « möglichst nicht täglich » (de préférence pas tous les jours).
Dans le reste de l'Europe et en Amérique du Nord
Hors d'Espagne, quatre des sept organismes du graphique recommandent zéro écran avant 2 ans, puis une heure par jour au maximum de 2 à 5 ans. À partir de 5 ou 6 ans, beaucoup ne donnent aucun chiffre, et l'Académie américaine de pédiatrie n'en fixe plus pour aucun âge (elle donne seulement un exemple).
Zéro écran jusqu'à quel âge, et combien de temps ensuite ?
En Espagne
Hors d'Espagne
- Pas d'écran
- Très peu ou de temps en temps (jusqu'à 30 min)
- Jusqu'à une heure par jour
- D'une à deux heures par jour
- Limiter l'usage, sans chiffre
- Le temps passé à apprendre compte aussi (les autres ne comptent que les loisirs, ou ne le disent pas)
1 Catalogne. C'est la recommandation des centres de santé (CAP) : le protocole du département de la Santé de Catalogne, qu'utilisent les pédiatres de premier recours, et qui reprend presque mot pour mot le texte de la Société catalane de pédiatrie, celle qui dit que le temps passé à apprendre compte aussi.
2 Canada. C'est la Société canadienne de pédiatrie. Les directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures, elles, fixent au maximum deux heures de loisir de 5 à 17 ans.
3 États-Unis. L'Académie américaine de pédiatrie ne fixe plus aucun chiffre. Elle donne seulement un exemple pour les familles qui en demandent un : moins d'une heure pour les petits et, à partir de 6 ans, d'une à deux heures de loisir, « ou plus ». Certaines de ses anciennes pages destinées aux familles indiquent encore une heure de 18 mois à 5 ans.
Lire en texte
- AEP (2024). Avant 6 ans : pas d'écran (aucune durée n'est sûre). La seule exception est le contact bref avec la famille ou les amis, comme un appel vidéo, en présence d'un adulte. De 6 à 12 ans : moins d'une heure par jour, en comptant l'école et les devoirs. Le temps passé à apprendre compte aussi.
- Catalogne (2024-2025). Avant 3 ans : pas d'écran. De 3 à 6 ans : moins de 30 minutes par jour, seulement certains jours de la semaine, et toujours accompagnés. Le temps passé à apprendre compte aussi. De 6 à 12 ans : d'abord moins d'une heure, puis une heure par jour au maximum. Le temps passé à apprendre compte aussi. C'est la recommandation des centres de santé (CAP) : le protocole du département de la Santé de Catalogne, qu'utilisent les pédiatres de premier recours, et qui reprend presque mot pour mot le texte de la Société catalane de pédiatrie, celle qui dit que le temps passé à apprendre compte aussi.
- Comité d'experts (2024). Avant 3 ans : aucun appareil. De 3 à 6 ans : déconseillé ; seulement de temps en temps, avec un adulte, pour garder le contact avec la famille. De 6 à 12 ans : limiter l'usage, avec un adulte. Les recommandations ne donnent pas de chiffre ; le tableau destiné aux consultations indique moins d'une heure.
- OMS (2019-2020). Avant 2 ans : non recommandé. De 2 à 4 ans : pas plus d'une heure, « less is better » (moins, c'est mieux). De 5 à 12 ans : limiter le temps de loisir ; les études ne permettent pas de fixer un chiffre.
- France (2025). Avant 3 ans : « proscrite », y compris en bruit de fond. De 3 à 6 ans : « exceptionnelle », avec des contenus éducatifs et un adulte. De 6 à 12 ans : avec un suivi parental, sans chiffre.
- Royaume-Uni (2026). Avant 2 ans : éviter les écrans, sauf pour des activités partagées en famille. De 2 à 5 ans : une heure par jour, moins si possible. De 5 à 12 ans : pas encore de guide (en préparation).
- Suède (2024). Avant 2 ans : de préférence aucun écran, sauf pour un appel vidéo ou pour regarder des photos avec un adulte. De 2 à 5 ans : une heure par jour au maximum. De 6 à 12 ans : entre une et deux heures de loisir par jour, sans compter l'école.
- Allemagne (2025). Avant 3 ans : « möglichst keine Bildschirmmedien » (de préférence aucun écran). De 3 à 6 ans : 30 minutes au maximum, tous écrans confondus, et de préférence pas tous les jours. De 6 à 9 ans : 45 minutes au maximum, tous écrans confondus, et de préférence pas tous les jours. De 9 à 12 ans : de 45 minutes à une heure par jour au maximum.
- Canada (2022-2025). Avant 2 ans : non recommandé, sauf les appels vidéo. De 2 à 5 ans : une heure ou moins. De 5 à 12 ans : un plan familial, sans chiffre. C'est la Société canadienne de pédiatrie. Les directives canadiennes en matière de mouvement sur 24 heures, elles, fixent au maximum deux heures de loisir de 5 à 17 ans.
- États-Unis (2026). Avant 2 ans : les bébés n'apprennent pas grâce aux écrans ; une courte vidéo de qualité, de temps en temps, ne fait pas de mal. De 2 à 5 ans : ne fixe aucun chiffre ; à titre d'exemple, moins d'une heure pour les petits. De 5 à 12 ans : ne fixe aucun chiffre ; à titre d'exemple, à partir de 6 ans, d'une à deux heures de loisir, ou plus. L'Académie américaine de pédiatrie ne fixe plus aucun chiffre. Elle donne seulement un exemple pour les familles qui en demandent un : moins d'une heure pour les petits et, à partir de 6 ans, d'une à deux heures de loisir, « ou plus ». Certaines de ses anciennes pages destinées aux familles indiquent encore une heure de 18 mois à 5 ans.
Comment nous avons choisi les organismes
Ceux d'Espagne, parce que c'est là que ce guide a été écrit ; l'OMS, qui est la référence internationale ; et, ailleurs, ceux qui ont publié des recommandations officielles récentes (de 2024 à 2026) et les deux sociétés de pédiatrie d'Amérique du Nord. Nous avons consulté 65 documents, presque tous lus en entier et dans leur version originale. Le graphique montre dix organismes. Parmi les autres documents, certains répètent ce que dit l'un de ceux du graphique, d'autres ne sont plus en vigueur ou ne viennent ni d'un organisme public ni d'une société savante, et ceux qui disent quelque chose de différent figurent dans la partie « Par âge ».
Par âge
Moins de 2 ans
Pas d'écran, presque partout. L'exception est l'appel vidéo avec la famille et, au Royaume-Uni, en Suède et en Finlande, le fait de regarder des photos ensemble.
Les organismes ne sont pas d'accord sur la limite d'âge. En Irlande, et sur les anciennes pages destinées aux familles, aux États-Unis, la limite est à 18 mois ; pour la plupart, à 2 ans ; en Catalogne, pour le comité d'experts du gouvernement espagnol, et dans des pays comme la France et l'Allemagne, à 3 ans ; et pour l'AEP et la Société française de pédiatrie, à 6 ans. Le ministère français n'accepte même pas la télé allumée en bruit de fond. Et l'Académie américaine de pédiatrie, depuis 2026, ne dit plus « aucun écran » : elle dit que les bébés n'apprennent pas grâce aux écrans et qu'une courte vidéo de qualité, de temps en temps, ne leur fait pas de mal.
D'où ça vient
OMS (2019) : pour les moins d'un an, « Screen time is not recommended » (le temps d'écran n'est pas recommandé) ; pour les enfants d'un an, pas d'écran sédentaire non plus.15 Société canadienne de pédiatrie (2022) : « not recommended apart from video-chatting with caring adults » (non recommandé, sauf les appels vidéo avec des adultes proches).33 Royaume-Uni (2026) : éviter les écrans « other than for shared activities with family » (sauf pour des activités partagées en famille), comme les appels vidéo et les albums photo.20 Suède (2024) : « helst inte » (de préférence pas), mais « det kan vara okej » (cela peut convenir) un appel vidéo avec un membre de la famille ou regarder des photos avec un adulte.25 Finlande (2026) : aucun écran, à l'exception des appels vidéo ou des photos regardées en famille.27 Irlande (2024) : jusqu'à 18 mois, « try not to let them spend time in front of a screen » (essayez de ne pas les laisser passer de temps devant un écran).24 Autriche (2026) : de 0 à 3 ans, « möglichst keinen direkten Bildschirmkontakt » (si possible, aucun contact direct avec les écrans).31 France (2025), jusqu'à 3 ans : « proscrite, y compris en bruit de fond ».17 Académie américaine de pédiatrie (2026) : « Infants do not learn from digital media » (les bébés n'apprennent pas grâce aux médias numériques), mais regarder de temps en temps de courtes vidéos de qualité « is not detrimental » (n'est pas préjudiciable).37 Les anciennes pages de l'Académie américaine de pédiatrie destinées aux familles (de 2016, toujours en ligne) indiquent une heure par jour de 18 mois à 5 ans.39
De 2 à 6 ans
On peut distinguer trois positions :
- Zéro écran avant 6 ans : l'AEP et les sociétés médicales espagnoles qui l'ont rejointe, le Collège des médecins de Barcelone et la Société française de pédiatrie avec trois autres sociétés (2025).
- Zéro écran avant 3 ans et très peu de 3 à 6 ans : la Catalogne (moins de 30 minutes, certains jours), le comité du gouvernement espagnol (seulement de temps en temps) et l'Allemagne (30 minutes au maximum), entre autres.
- Jusqu'à une heure par jour : l'OMS, le Royaume-Uni, le Canada et la plupart des pays d'Europe du Nord.
D'où ça vient
OMS (2019), pour les enfants de 2 ans et les 3-4 ans, l'écran sédentaire : « no more than 1 hour; less is better » (pas plus d'une heure ; moins, c'est mieux).15 Royaume-Uni (2026) : « Try to keep it to 1 hour a day. Less if possible. » (essayez de vous en tenir à une heure par jour, moins si possible).20 Irlande (2024) : « they should ideally not spend more than 1 hour a day using screens » (idéalement, pas plus d'une heure par jour devant les écrans).24 Suède (2024) : « max 1 timme per dag » (une heure par jour au maximum).25 Norvège (2025-2026) : « maksimalt 0,5–1 time daglig på fritiden » (d'une demi-heure à une heure par jour au maximum, sur le temps libre).26 Finlande (2026) : « enintään tunti päivässä » (une heure par jour au maximum).27 Italie (Société italienne de pédiatrie, 2018 ; selon la presse, la société a confirmé la recommandation en 2025) : « less than 1 h per day in children aged 2–5 years » (moins d'une heure par jour de 2 à 5 ans).32 Société canadienne de pédiatrie (2022) : « about 1 hour or less per day » (environ une heure par jour, ou moins).33 Allemagne (2025), de 3 à 6 ans : « zusammen höchstens 30 Minuten » (30 minutes au maximum, tous écrans confondus).28 France, ministère (2025) : de 3 à 6 ans, l'utilisation des écrans « doit rester exceptionnelle ».17 Société française de pédiatrie et trois autres sociétés (2025) : « pas d'écran avant 6 ans ».19 Pour l'AEP, la Catalogne et le comité d'experts du gouvernement espagnol, voir « Ce que recommande l'Espagne ».
De 6 à 12 ans
Les chiffres vont de moins d'une heure à deux heures par jour : moins d'une heure pour l'AEP ; jusqu'à une heure pour la Catalogne ; de 45 minutes à une heure, selon l'âge, pour l'Allemagne ; et d'une à deux heures pour la Suède. Beaucoup n'en donnent aucun : l'OMS dit que les études ne permettent pas d'en fixer un, et, entre autres, le Royaume-Uni (qui prépare encore son guide) et l'Académie américaine de pédiatrie n'en fixent pas non plus.
L'écart entre les chiffres est plus grand qu'il n'y paraît : l'AEP y ajoute l'école et les devoirs, et la Suède ne compte que les loisirs.
Un film en famille, de temps en temps ? La Finlande dit que, de 6 à 13 ans, on peut parfois utiliser les écrans plus longtemps, par exemple pour regarder un film ensemble ou jouer avec des amis.27
D'où ça vient
OMS (2020), pour les 5-17 ans : limiter le temps sédentaire, surtout le temps de loisir devant un écran, mais « overall the evidence was considered insufficient to support specifying time limits » (dans l'ensemble, les études ont été jugées insuffisantes pour fixer des limites de temps).16 Suède (2024) : « max 1–2 timmar per dag » (une à deux heures par jour au maximum), de loisir.25 Allemagne : 45 minutes de 6 à 9 ans (dépliant de septembre 2025)28 et « Max. 45 bis 60 Min. » (de 45 à 60 minutes au maximum) de 9 à 12 ans (sa page sur l'éducation aux médias, qui cite le guide des sociétés allemandes de pédiatrie).30 Société canadienne de pédiatrie (2019, réaffirmée en 2025) : un plan familial avec des limites de temps et de contenu « individualized » (adaptées à chaque enfant), sans chiffre.34 Académie américaine de pédiatrie (2026) : elle ne fixe aucun chiffre ; à titre d'exemple, « 1 to 2 hours/day or more of entertainment (not school-related) media » (une à deux heures par jour, ou plus, de divertissement sans lien avec l'école) à partir de 6 ans.37 Finlande (2026) : une heure par jour au maximum de 6 à 10 ans et deux de 11 à 13 ans ; et, de 6 à 13 ans, « Satunnaisesti laitteita voidaan käyttää enemmän » (on peut parfois utiliser les appareils plus longtemps).27 France : à partir de 6 ans, « toujours avec un suivi parental renforcé ».17 Royaume-Uni : en juin 2026, il a ouvert une consultation en vue d'un guide destiné aux 5-16 ans.23 Pour l'AEP, la Catalogne et le comité d'experts du gouvernement espagnol, voir « Ce que recommande l'Espagne ».
Les applications éducatives comptent-elles ?
La Norvège et la Finlande les comptent dans le temps d'écran, et le disent expressément pour les 2-5 ans : parmi ce que l'enfant peut faire pendant son heure, elles incluent les jeux et les applications pour apprendre. L'AEP ne fait aucune exception quand l'écran sert à apprendre, et en 2025 elle a indiqué que l'école et les devoirs comptent, même pour les moins de 6 ans. La Société catalane de pédiatrie compte de la même façon les loisirs et le temps passé à apprendre.
La Société française de pédiatrie va plus loin : pour les moins de 6 ans, elle n'accepte même pas les contenus présentés comme éducatifs. Au Royaume-Uni, en revanche, les experts qui ont préparé le guide officiel disent que les contenus éducatifs interactifs peuvent aider à apprendre. L'Académie américaine de pédiatrie dit que certaines applications éducatives peuvent aider, surtout avec un adulte à côté, et prévient en même temps que beaucoup d'applications présentées comme éducatives sont de faible qualité.
Et à l'école ? L'AEP et cinq autres sociétés médicales y incluent aussi le temps passé à l'école, même pour les moins de 6 ans : pour elles, la limite de zéro vaut aussi en classe. Le comité d'experts du gouvernement espagnol demande qu'il n'y ait pas d'appareils individuels à l'école avant 6 ans (en educación infantil), et la Société française de pédiatrie dit que sa recommandation vaut aussi bien à la maison qu'à l'école. Les recommandations des pays d'Europe du Nord, elles, ne comptent que les loisirs.31319
D'où ça vient
AEP : la seule exception est le contact social bref (voir « Ce que recommande l'Espagne »).1 Société catalane de pédiatrie : il faut réguler le temps « ja sigui amb finalitats d'oci o amb finalitats educatives » (que ce soit pour les loisirs ou pour apprendre).7 Norvège (2025-2026), de 2 à 5 ans, contenus adaptés dans le temps imparti : « pedagogiske spill, interaktive bøker, læringsapper » (jeux pédagogiques, livres interactifs, applications d'apprentissage).26 Finlande (2026), de 2 à 5 ans : les applications qui aident à apprendre, à lire, à bouger et à créer.27 Société française de pédiatrie (2025) : ni l'écran ni les contenus, « y compris ceux prétendument “éducatifs” », ne conviennent aux moins de 6 ans.19 Royaume-Uni (2026) : « Educational content on interactive screens can improve early learning performance » (les contenus éducatifs sur écrans interactifs peuvent améliorer les premiers apprentissages).21 Académie américaine de pédiatrie (2026) : « Certain educational apps may promote STEM […] and language learning » (certaines applications éducatives peuvent favoriser l'apprentissage des sciences, de la technologie, de l'ingénierie et des mathématiques […] et du langage), et elle met en garde contre les applications présentées comme éducatives qui ont des objectifs superficiels, des publicités et beaucoup d'éléments de jeu.37 À l'école : l'AEP avec les sociétés de la Plataforma Control Z (2025), de 0 à 6 ans, « cero pantallas en esta franja de edad, incluyendo el tiempo escolar y los deberes » (zéro écran à cet âge, en comptant le temps scolaire et les devoirs) ;3 le comité d'experts du gouvernement espagnol, à l'école avant 6 ans (en educación infantil), « no se utilizarán dispositivos digitales individuales » (on n'utilisera pas d'appareils numériques individuels ; mesure 11) ;13 la Société française de pédiatrie, « ceci s'applique à la maison comme à l'école ».19
Les conseils qui reviennent
- Un adulte à côtésurtout avec les petits, et parler de ce qu'ils regardent
- Rien à tablepas d'écran pendant les repas
- Rien dans la chambre ni avant de dormirpour la plupart, l'heure qui précède ; la Suède, au moins une demi-heure ; la Catalogne, au moins deux heures ; et l'AEP, une à deux heures
- Pas pour les calmerquand ils sont agités ou en colère, ni pour les occuper quand ils s'ennuient
- Les adultes d'abordréduire leur propre usage des écrans devant les petits
- Se méfier de l'étiquette « éducatif »choisir des contenus de qualité, sans publicité ni récompenses (étoiles, cadeaux) qui poussent à jouer plus longtemps
Qui le dit
Un adulte à côté : l'AEP (« Evitar el uso de los dispositivos sin la presencia de un adulto », éviter d'utiliser les appareils sans la présence d'un adulte), la Société catalane de pédiatrie (« la visualització conjunta amb els adults responsables », regarder ensemble avec les adultes responsables), le Royaume-Uni, la Suède, la Société canadienne de pédiatrie (« co-view », regarder ensemble) et l'Académie américaine de pédiatrie.4720253337
Rien à table : la Société catalane de pédiatrie, le comité d'experts du gouvernement espagnol, le Royaume-Uni, l'Allemagne (« Beim Essen […] ist Bildschirm-Pause », aux repas, pause écrans), la Norvège, le Canada et l'Académie américaine de pédiatrie, sur ses pages destinées aux familles.7132029263438
Rien dans la chambre ni avant de dormir : dans la chambre, l'AEP (« Evitar las pantallas en lugares privados como el baño y el dormitorio », éviter les écrans dans les lieux privés comme la salle de bains et la chambre), le département de la Santé de Catalogne (ni télévision ni ordinateur dans la chambre), l'Allemagne et la Société canadienne de pédiatrie (« discourage recreational screen use in bedrooms », déconseiller les écrans de loisir dans les chambres).592934 Avant de dormir, la Société catalane de pédiatrie (« un parell d'hores abans d'anar a dormir », deux heures environ avant d'aller dormir), l'AEP et le comité d'experts du gouvernement espagnol (une à deux heures), le Royaume-Uni, l'Allemagne et le Canada (une heure) et la Suède (« minst en halvtimma », au moins une demi-heure).76132025
Pas pour les calmer : l'AEP (elle prévient qu'utiliser le téléphone pour récompenser ou distraire les enfants de 1 à 4 ans les pousse à le réclamer pour se calmer),1 le département de l'Éducation de Catalogne (« Descarteu l'ús per distreure'ls », renoncez à l'utiliser pour les distraire),10 l'Assurance maladie, la Norvège, la Finlande et l'Académie américaine de pédiatrie.18262737
Les adultes d'abord : le comité d'experts du gouvernement espagnol (« limitar el uso de dispositivos digitales por los adultos en presencia de menores hasta los 6 años », limiter l'usage des appareils numériques par les adultes en présence d'enfants jusqu'à 6 ans),13 la Société catalane de pédiatrie (« Feu el menor ús possible del telèfon mòbil quan sigueu amb l'infant », utilisez le moins possible votre téléphone quand vous êtes avec l'enfant),7 le Collège des médecins de Barcelone (« Evitar l'ús de pantalles per part dels pares durant l'alletament del nadó », éviter l'usage des écrans par les parents pendant l'allaitement du bébé),11 les pédiatres du Pays basque et de Navarre12 et l'Autriche.31
Se méfier de l'étiquette « éducatif » : l'Académie américaine de pédiatrie et le guide britannique pour les structures d'accueil de la petite enfance (une application peut se dire éducative, « but this does not mean they are automatically safe or of high quality », mais le seul fait de le dire ne la rend ni sûre ni de qualité).3722 Pour en choisir une, la Société canadienne de pédiatrie (« The best educational apps will have a clear learning goal and encourage participation », les meilleures applications éducatives ont un objectif d'apprentissage clair et font participer l'enfant) et la Suède (des applications sans publicité ni algorithmes) donnent des critères.3525
Pourquoi les avis divergent, et ce que nous ne savons pas
Beaucoup affirment que les études ne permettent pas de déterminer à partir de quelle durée l'écran est nocif, et que les chiffres sont fixés par prudence : l'OMS dit qu'il n'y a pas assez d'éléments pour fixer un chiffre à partir de 5 ans ; les experts britanniques, qu'ils n'ont trouvé aucune étude convaincante pour en justifier un ; et la Norvège, que les résultats vont dans des directions différentes. L'OMS, par exemple, formule une recommandation forte pour les moins de 5 ans, et dit en même temps que les études qui la soutiennent sont de très faible qualité. D'autres disent le contraire : la Société française de pédiatrie, que les effets néfastes sont déjà établis, et l'AEP avec les autres sociétés médicales espagnoles, qu'il y a assez d'éléments pour agir.
Certains placent la limite là où cela leur semble prudent, et d'autres préfèrent ne donner aucun chiffre et parler du contenu et de l'accompagnement. Et dans un même pays, certains documents ne concordent pas : en Espagne, aux États-Unis, au Canada, en France, en Allemagne et au Portugal. Aucun des documents que nous avons lus ne dit comment compter le temps d'un petit frère qui regarde l'écran pendant que le grand joue.
En 2026, une lettre publiée dans la revue de l'AEP a critiqué l'article sur lequel repose la recommandation : il ne mentionne pas les bénéfices possibles des écrans, et cela, dit la lettre, fait soupçonner que les études ont été choisies de façon biaisée. Les auteurs de la recommandation ont répondu que ce qui compte, c'est le temps total, et qu'il faut être prudent.
Ce guide n'explique pas ce que les écrans font aux enfants : il rassemble seulement ce que recommandent ces organismes.
D'où ça vient
OMS (2020), pour les 5-17 ans : « overall the evidence was considered insufficient to support specifying time limits » (dans l'ensemble, les études ont été jugées insuffisantes pour fixer des limites de temps).16 OMS (2019), pour les moins de 5 ans : recommandation « strong » (forte), fondée sur des études « very low quality » (de très faible qualité).15 Rapport britannique (2026) : « None of the literature we identified provided convincing evidence for specific thresholds of screen time » (aucune des études que nous avons trouvées n'apportait de preuves convaincantes de seuils précis de temps d'écran).21 Norvège (2025) : les résultats « spriker i ulike retninger » (vont dans des directions différentes), surtout pour les seuils de temps.26 Société catalane de pédiatrie (2024) : « La majoria d'estudis de què disposem són estudis d'associació, per la qual cosa no es pot afirmar causalitat » (la plupart des études dont nous disposons sont des études d'association, on ne peut donc pas affirmer de lien de causalité), et, juste après, elle dit qu'« existeix prou evidència » (il existe suffisamment de preuves) reliant un usage inadapté à des problèmes de neurodéveloppement et de santé ; le temps recommandé « és un temps orientatiu » (est indicatif).78 Société française de pédiatrie (2025) : « en 2025, le doute n'est plus permis ».19 L'AEP avec les sociétés de la Plataforma Control Z (2025) : « existe suficiente evidencia como para implementar las siguientes medidas » (il existe suffisamment de preuves pour mettre en œuvre les mesures suivantes).3 La lettre (Bosch-Capblanch, 2026) et la réponse des auteurs (Salmerón-Ruiz et al., 2026), dans Anales de Pediatría.4041
À lire aussi
Sources
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Asociación Española de Pediatría (5 décembre 2024). La AEP actualiza sus recomendaciones sobre el uso de pantallas en la infancia y adolescencia en base a la nueva evidencia científica. Communiqué de presse.
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Asociación Española de Pediatría, Plan Digital Familiar. Recomendaciones por edad. Infographie, version 4.
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Asociación Española de Pediatría (10 octobre 2025). Sociedades médicas pertenecientes a la Plataforma Control Z acuden al Congreso de los Diputados en defensa de la infancia y la juventud en los medios digitales.
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Asociación Española de Pediatría, Plan Digital Familiar. Rubrique « 0 a 6 años ». Site web.
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Salmerón-Ruiz et al., Comité de Promoción de la Salud de l'AEP (2025). Efectos de los medios digitales en la salud física y el desarrollo. Anales de Pediatría, 102, 503876.
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Asociación Española de Pediatría, Comité de Salud Mental (2026). Manual de Salud Mental para pediatras ocupados 2026, chapitre 12.
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Societat Catalana de Pediatria (2024). Salut digital: 12 consells. Infographie.
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Salmerón-Ruiz et al. (2026). Respuesta de los autores. Anales de Pediatría, 105, 504377.
Publié le 3 novembre 2026. · Notre méthode

